PARIS 2024 : La trêve olympique n’a pas lieu

PARIS 2024 : La trêve olympique n’a pas lieu

Avec la sublime cérémonie d’hommage et de décoration, organisée le 14
septembre 2024 à Paris, à l’honneur des athlètes et sportifs français ayant pris part
aux Jeux Olympiques et paralympiques Paris 2024, la France clôture d’un mois
d’événement exceptionnel. Du 26 juillet au 08 Septembre la ville de Paris a hébergé
plus de 206 délégations olympiques et 169 paralympiques, 14 500 athlètes
olympiques et près de 4400 paralympiques, plus 210 millions de visiteurs.
La cérémonie d’ouverture des JO Paris 2024 par exemple a attiré l’attention de
plus de 24, 4 millions de téléspectateurs. Les JO ont permis à tous les acteurs du
mouvement olympique de se retrouver, de concourir sainement, de gommer leurs
aspérités, de couvrir et partager avec les autres et de voir de nouveaux horizons.
Mais autour d’eux, au-delà de Paris et dans le reste du monde, les armes ne
se sont tues. Les ruines et désastres ont continué partout et encore de manière plus
violentes. Les guerres et conflits dans le monde n’ont pas cessé. Les bombardements
se sont multipliés dans les zones contestées. La guerre « presque mondiale »
actuelle a pris de l’ampleur. Les alliés de part et d’autre sont rentrés en guerre avec
des conflits qui s’étendent dans certaines zones en Afrique et partout dans le monde.
Il n’y a point eu de répit, point de pause, aucun arrêt dans les batailles. La
trêve olympique si chère au mouvement olympique mondial, raison d’être des
premières manifestations, essence de l’idéal olympique et soubassement de
l’Olympisme originel n’a pas eu lieu. La trêve olympique, moment sacré à Olympie,
berceau dudit événement sportif des siècles avant Jésus-Christ, n’a pas long feu.
Qu’en reste-t-il aujourd’hui ?
On a l’impression que certains belligérants ont profité des attentions orientées
vers les jeux pour accroitre les forfaits et les expansions. De nouvelles zones ont été
fortement colonisées. Des frontières sont refaites avec force de canons. La chair
humaine s’est encore bien déchiquetée pendant que les sportifs faisaient des
exploits, produisaient de l’excellence et s’adonnaient à cœur joie au culte de l’effort
sans violence.
Et si Pierre De Coubertin était encore là, vivant, chez lui à Paris, quel nouveau
concept et quelle nouvelle valeur attribuerait-il aux JEUX OLYMPIQUES.
Dans tous les cas, PARIS a eu le mérite d’oser, en pleine « guerre presque
mondiale », d’accueillir ce beau monde et de construire une marche supplémentaire
vers l’humanisation de ce monde si immonde.

Leave a Comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *