A la faveur de la table ronde organisée lors du Forum International des
Investisseurs de la Diaspora Camerounaise, du 25 au 29 avril 2023, un débat a eu
lieu sur les enjeux de la professionnalisation et de partenariat entre les structures
sportives camerounaises et celles étrangères. La préoccupation essentielle est de
comprendre comment, avec tous les résultats sportifs obtenus par de
nombreux pays dont le Cameroun (résultats sportifs dans les événements
sportifs internationaux), le sport reste toujours tributaire du financement
étatique.
Le sport, un foisonnement d’activités
L’état des lieux du marché du sport est un espace marchand dense et
prospère. On y observe un foisonnement d’activités, un flux financier jamais espéré,
des acteurs à compétences multiples et innovantes. Globalement, le marché du sport
est traversé par une densité d’événements sportifs nationaux et
internationaux courus sans réserve par des acteurs dont le rythme de mobilité va en
concurrence avec une vitesse supersonique. Les emplois et métiers se multiplient et
se diversifient chaque jour davantage. Les métiers d’accompagnement, de promotion
et ceux dérivés ont pignon sur rue, tous engagés dans la course à l’argent dont le
flux est inestimable. Les transferts d’athlètes, les salaires des acteurs, les contrats
publicitaires, les retombées des événementiels sont autant de fuseau qui traversent
cet espace commercial qui n’est pas exempt de manœuvres peu orthodoxes et des
scandales voilés. En effet, la densité des transactions financières est une véritable
tentation des acteurs qui par ailleurs se meuvent dans un système clos, régi par ses
propres lois, réfractaire aux juridictions civiles.
Le sport africain : un marché à conquérir ?
L’Afrique semble présenter de nombreuses opportunités. Au plan
institutionnel, tous les pays s’accordent à faire du sport une des priorités nationales
avec des financements conséquents qui rendent certains dirigeants sportifs laxistes
et faisant ainsi du phénomène sportif, un budgétivore. Pour un marché concurrentiel,
cette tendance pourrait être infléchie, entendu que les ressources se raréfient et
toute activité potentielle source de recettes. Le profil des dirigeants montre que la
majorité des responsables des Fédérations et des Clubs sont des Grands
gestionnaires, des Hommes d’affaires, des Banquiers capables de transferts des
compétences dans le sport. Par ailleurs, les entreprises citoyennes sont à la
recherche d’espaces de communication. La question reste l’amélioration de
l’environnement et du climat des affaires en sport (les textes, les conflits de
compétence, l’instabilité du pouvoir sportif, la quasi inexistence de responsables de
prospection, pas de vision de développement, etc.), les contentieux électoraux
toujours pendants dans de nombreuses associations sportives (clubs et fédérations).
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Les statistiques montrent que les pays africains sont de précieux clients des
juridictions sportives internationales avec des conséquences financières importantes.