Le Samedi 18 novembre s’est tenue l’Assemblée Générale Extraordinaire de la
Confédération Africaine de Boxe à Addis-Ababa en Ethiopie, assemblée au cours de
laquelle un nouveau Président a été élu. Le siège de l’Union Africaine, devenu le
Cœur de la Boxe africaine, a donné l’occasion aux dignitaires de le Boxe de consacrer
un fils du terroir, un Ethiopien qui, en réalité hérite de la suspension du Camerounais
lors de l’Assemblée Ordinaire tenue en fin Octobre 2023 en marge de la
Championnat Africain de Boxe organisé au Cameroun. Un intérimaire désigné en
attendant l’organisation d’un congrès électif.
Le Camerounais n’a pas vu arriver une situation explosive, sa démission
organisée à distance par ses pairs, membres du Conseil administration qu’il dirige lui-
même.
Une erreur diplomatique fatale
Premier championnat organisé au pays par le Président élu il y a à peine une
année, premier assemblée du genre pour une fin sportivement triste. La question
présente à l’esprit reste toujours de savoir comment le plus grand dirigeant, le
sommet stratégique d’organisation n’ait senti le rejet de tous ses membres et
accepter tenir une rencontre pour se faire éjecter du système.
Sachant que l’organisation d’un événement internationale requiert l’accord
préalable des autorités compétentes au sommet diplomatique le plus élevé d’une part
et ceci si et seulement si toutes les dispositions et contours sont maitrisées, il est
loisible de s’interroger sur les fissures ayant abouti au désagrégation du système.
Est-ce le soutien insuffisant ou la prise de risque sans concertation préalable qui ont
engendré la rupture de confiance locale ou alors la faiblesse du lobbying
camerounais.
Dans les cas, le Cameroun vient d’essuyer à serviette blanche le visage de son
combattant, trébuché au premier dans son propre pays, pour jeter l’éponge que
deuxième round en Ethiopie. Un coup de gong fatal ayant écorné la belle diplomatie
camerounaise. Le Cameroun perd ainsi le leadership d’une Confédération Sportive.
Organisations Sportives et diplomatie
Cette épisode interroge le processus de la diplomatique sportive mondiale.
Savoir ce qu’on cherche et entamer les négociations conséquentes. N’engager
aucune action sur son propre sol pour capituler et éviter de foncer à visage
découvert comme un boxeur sans casque. Le lobbying, la négociation et la
démocratie expressive sont autant d’indicateurs de la réussite des organisations
sportives dans leur engagement diplomatique. Vue par la loupe de tado-touch.com