Le Char des Dieux ou Mont Cameroun est la montagne la plus haute du
Cameroun qui culmine à 4090 m. Son ascension est une célèbre épreuve
internationale de course de montage depuis cinquante ans. Elle est rebaptisée
Course de l’espoir dont la 28 eme édition s’est déroulée le 25 février 2023 révélant
encore aux yeux du monde la contradiction du phénomène sportif et son utilisation
polysémique.
Plus d’un millier d’acteurs, athlètes dames et messieurs dans les plusieurs
catégories « jeunes, juniors, séniors et vétérans », officiels, encadreurs, partenaires
divers, nationaux et internationaux se sont retrouvés à BUEA, une localité du Sud-
Ouest Cameroun, pour participer à cette course de partage de valeurs olympiques
nobles : l’espoir, l’espoir d’un monde meilleur, l’espoir de vivre ensemble, l’Amitié.
Au plan sportif, plus de cinq cents athlètes sont venus de 15 pays pour vivre cet
événement sportif, braver le Char des Dieux.
Des défis à relever
Cette compétition est une épreuve exceptionnelle et classée parmi les rudes
épreuves inscrites dans la formation en endurance et au gout de l’effort des officiers
des armées. Ouverte aux sportifs avec son slogan exceptionnel, les participants
viennent vivre de nombreux espoirs de surmonter plusieurs barrières symboliques
de tout genre, dont affronter la peur de gravir une montagne au sommet toujours
couvert de brune et de nuage, un chemin jalonné de pierres, d’arbustes, des pentes
abruptes et éventuellement des bêtes sauvages. Il s’agit en outre de tenir le défi
d’une course en montagne d’une durée d’environ quatre heures en confrontant ses
efforts à ceux de coureurs de nationalités diverses. In fine, il s’agit de relever des
défis aussi complexes que ceux de la vie quotidienne notamment le courage,
l’abnégation et l’optimise, etc.
La désillusion ou contre espoir au bout de l’effort !
Nombre d’acteurs se projettent dans ce champ de sport pour exprimer des
revendications dans l’espoir de se faire entendre. A ce titre, des mécontents de la
Région se démarquent par les jets d’explosifs et de bombes artisanales. Trois
explosions ont été recensées à différents endroits dans ville et sur l’itinéraire de la
course pour la stopper, disloquer les populations et créer la psychose dans
l’événement. Des blessés ont été évacués dans les centres d’urgences. En brisant
l’espoir des participants de finir la course, de découvrir et de relever leur propre défi,
et en privant les spectateurs et les partenaires de jouir de l’événement, d’autres
acteurs du contre espoir se donnent des raisons de vie, l’espoir d’un monde meilleur.
Les actes orchestrés par les poseurs de détonateurs et d’explosifs semblent
constituer une logique de revendication, une occasion de se faire entendre, d’être
vus et écoutés, une occasion d’existence et un espoir de trouver enfin une solution à
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leur vécu quotidien. Ce qui constitue un contre-courant inhumain opposable aux
valeurs sociétales, dont anti olympique et sportif.
L’espoir à travers le sport : un rêve sans fin !
Le réconfort des athlètes et blessés par les autorités, la prise en charge
effective des blessés deviennent un espoir de reprise de l’activité et une expérience
de plus dans la pratique de la vie humaine.
Ces formes d’expressions observables à de degrés divers dans le sport
mondial restent à canaliser, à réorienter vers des attitudes plus sportives, plus
olympiques et porteuses d’espoir, à travers la sensibilisation et l’éducation socio
populaire aux valeurs qui gouvernement l’existence humaine. Le sport devient un
vecteur pour juguler cette crise sociale, un véritable pilier de diffusion des vertus
sociales. Tout acteur sportif ou non, vit dans l’espoir de montrer son attachement à
un idéal, de trouver une solution à un problème, de relever un défi. La recherche
d’une vie paisible, d’un monde plus humanitaire, plus sensible à tous reste le chemin
de l’espoir à baliser par le sport.
Le comportement des acteurs autour de certains événements est sous-tendu
par une double logique, celles du pouvoir et du contrepouvoir. L’Etat en place
démontre sa présence, son emprise sociale et la détention du pouvoir officiel
pendant que certains acteurs « mécontents » expriment le contrepouvoir. Tous
caressent l’espoir d’un leadership et rêvent d’un avenir meilleur. L’événementiel
sportif pourrait jouer un rôle de rassembleur et d’unificateur.