La gouvernance mondiale du sport : Influence du modèlecamerounais !

La gouvernance mondiale du sport : Influence du modèlecamerounais !

Les dernières assemblées générales électives des fédérations sportives civiles
nationales du Cameroun ont eu lieu en 2012 pour des mandats de 4 ans
conformément à une olympiade. Pour de nombreuses raisons, le renouvellement des
organes dirigeants n’a pas eu lieu. Après 10 ans de gestion dont deux mandats «
presque illégaux », la tenue de nouvelles élections pour régulariser l’environ
olympique est contestée.
Des dissidences fortes
Trois groupes de revendication se mettent en place. Le premier souhaite la
prolongation de deux ans encore pour achever l’olympiade en cours 2024, le second
évoque l’ingérence de la tutelle et le troisième revendique plus que
l’autodétermination, l’indépendance totale des fédérations. Après toutes les
manœuvres, une quarantaine de fédérations, relevant des deux premiers groupes,
abdiquent et tiennent le calendrier imposé par la tutelle. Le troisième groupe connait
des secousses et donnent naissance à des entités qui s’arcboutent sur la loi sur la
liberté des associations et leurs propres textes.
Une Organisation bicéphale
Les uns adoubés par leurs tutelles technique et olympique parce qu’ayant tenu
le calendrier officiel 2022 et en respect les « textes », et les autres s’appuyant aussi
sur les mêmes « textes ». Tous semblent avoir raison et lancent le championnat
national de leur discipline aux mêmes dates pour la saison 2023. A mesure que le
temps passe, les camps investissent à leur manière l’espace sportif camerounais au
point de revendiquer l’organisation d’événements sportifs autorisés par le Président
de la République (la CAN de Volleyball dame 2023). Des comités d’organisation et
des concours pour la confection de logo, mascotte et visuels de l’événement sont
annoncés par certains bien que l’Etat semble avoir pris fait et cause par ailleurs.
Cette épisode montre que le secteur du sport fait l’objet de convoitise privée et est
une zone de contestation du pouvoir de l’Etat. Il est tiraillé entre de groupes
d’associations, toutes revendiquant la légitimité et contestant l’exercice du pouvoir de
tutelle et de régulation par l’Etat.
Une nouvelle régulation du sport
Ce constat suscite l’hypothèse d’une inadaptation de la loi en général et celle
du sport en particulier. La posture des dirigeants tend à confirmer les limites du
modèle actuel qu’il faut transcender par la sortie du cadre normatif pour confirmer
l’exception camerounaise et faire apparaitre un nouveau champ de gestion du sport
mondial. L’histoire du sport rappelle que le comportement de l’équipe du Cameroun,
lors de ses premières participations à la Coupe du monde de football, a influencé la
révision des lois de jeu. Le modèle managérial du sport camerounais ne pourrait-il
pas aussi s’inscrire dans cette logique.

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