Thème : Les maladies chroniques et Sport
L’œil d’un Manager, Dr OUMAROU TADO
La santé du sportif et les maladies chroniques associées préoccupent le dirigeant
sportif, l’administrateur du sport comme tout le monde. Leurs survenues provoquent un
choc et un stress innommables avec des investissements émotionnels, matériels et
financiers exceptionnels pour le dirigeant. Ce qui semble contraster avec l’avant phase
d’apparition des incidents. L’observation du comportement administratif du dirigeant
suggère une faiblesse dans la prise en compte du volet médical et sanitaire de l’acteur
comparée à celle d’autres aspects de gestion des organisations. Bien que dommageable,
cette posture s’inscrit dans la logique de la problématique de la santé publique, dans les
pays en développement, au-delà du risque inhérent à la pratique du sport professionnel. Cet
exposé examine :
1-La faible place accordée au volet santé et sécurité dans le dispositif administratif :
Les phases de précaution semblent relativement minorées dans les actions envisagées pour
le suivi quotidien des acteurs. Ce qui se reflète dans la nomenclature budgétaire où la ligne
consacrée à cette préoccupation de santé arrive souvent en fin de paragraphe.
2-Les modes d’intervention ponctuels : On observe des allocations forfaitaires et
souvent ponctuelles avec une forte responsabilisation du médecin traitant ou du praticien.
Ce qui reflète la considération globale des questions de santé et sécurité dans nos sociétés
en développement.
3-Les conséquences désastreuses : des investissements finaux émotionnels,
matériels et financiers innommables sont recensés après les incidents.
4-Préconisations en débat/conclusion
Les résultats du Congrès ont montré que le sport n’est pas la cause principale de la
mort subite et que les hommes de 45 à 55 ans pratiquant le sport de loisirs sont plus
attaqués que les femmes (90 pour cent). Ce qui pose la question du parcours médical du
sportif et la soutenabilité des dépenses y afférentes. Le dirigeant sportif ordinaire, soucieux
du résultat pressant, sera toujours face à un dilemme de priorisation des actions si le
praticien n’est convaincant pour provoquer une inversion nécessaire.