La 34 e édition de la Coupe d’Afrique des Nations de Football est bien lancée en
Côte d’Ivoire le 13 janvier 2024 et livrera son bilan sportif le 11 février de l’année en
cours. Vingt-quatre nations sont engagées pour la conquête de prestigieux trophée,
vraisemblablement le plus important titre du Mouvement sportif africain.
En Manager prospectif à la recherche des stratégies de production de
l’excellence sportive nous allons appliquer aux sélections nationales une série
d’indicateurs pour faire des préconisations de réussite et une tentative de classement
final.
Trois critères d’analyse sont retenus à savoir le classement FIFA 2023 des
pays, les chances de victoire établies par des consultants et la valeur marchande des
équipes.
Les résultats de nos statistiques accordent des faveurs à un podium final
composé du Maroc, du Sénégal et de la Côte d’Ivoire. Ce classement est complété
par le Nigéria, l’Algérie et le Cameroun comme sixième de la classe. Tous semblent
des pays stables, présents, toujours proches du podium final et peut-être
politiquement peu ébranlés. Aucun pays ayant eu un changement politique ou
« révolutionnaire au sommet » ces dernières années, n’est pressenti tout comme les
révolutions elles-mêmes ne l’étaient avant leur survenue. Le mouvement sportif
africain peut-il être aussi impacté ou secoué par le vent de mutation et donner lieu à
des contestations du leadership établi.
On pourrait alors émettre l’hypothèse que les bouleversements sociaux
actuels, les dénonciations du pouvoir préétabli et les crises politiques dans certaines
régions du globe provoquent un effet d’entrainement sur le mouvement sportif. Les
pays classés au bas de tableau effectueraient-ils un « hold-up » pour inverser l’ordre
sportif habituel. Les équipes « anonymes non classées » pourraient contester
« l’hégémonie sportive » courante et remettre en question le classement préconisé le
11 février 2024.
Le sport s’apparenterait alors à un espace de discussion et de confrontation de
valeurs, une zone de mobilité réglementée certes, mais encore plus ouverte et plus
conquérable. Le champ de sport se présente comme un territoire normé et contesté.
Le sport un espace de pouroir tout court.
Annexes
-classement sportif FIFA : Top 10 en Afrique : (Maroc, Sénégal, Tunisie, Algérie,
Nigéria, Cameroun, Cote d’Ivoire, Mali, Burkina, Ghana (10 e ))
-les chances de gagner des équipes établies par « The OPTA Supercomputer) :
Sénégal, Cote d’Ivoire, Maroc, Algérie, Egypte, Nigeria, Cameroun, Tunisie, Ghana,
Mali (10 e ).
-la valeur marchande des équipes, selon le tableau établi par Transfermarkt, (Maroc,
Nigéria, Cote d’Ivoire, Sénégal, Ghana, Algérie, Cameroun, Mali, Egypte, RDC (10 e ))
Auxquelles l’on pourrait ajouter le budget des pays pour améliorer davantage les
critères discriminatoires.
Quelle influence les acteurs ci-dessus auront sur la performance globale
des équipes
1-Il s’agit de retenir le top 10 ou dix premier dans chacun des critères et
faire une analyse pour si les performances sportives sont corrélées ou
assujetties à des indicateurs
2-le bouleversement de l’ordre mondial actuel peut-il être ressenti dans le
football et voir le basculement ou la contestation de la place de leader à
priori
