1-Des ambitions risquées
L’Afrique a qualifié cinq pays pour Qatar 2022, chacun avec ses
ambitions et ses motivations. Les équipes se sont préparées diversement
mais une constante se dégage, la volonté d’améliorer la performance du
Contient, d’aller au-delà des quarts de finale. Les encadrements
techniques des sélections ont toutes étaient nationalisés. Les
sélectionneurs sont tous des nationaux. La sélection Camerounaise
quant-à-elle, a pris des engagements énormes. En effet, le nouvel
exécutif fédéral, élu sur un vaste programme de changement tout
azimut, s’est fixé l’objet de jouer sept matchs au Qatar, c’est-à-dire
d’arriver en finale. Un objectif digne mais très ambitieux dans cette
confrontation de l’excellence du foot mondial.
2-Des cartes redistribuées
Qatar 2022 a permis à l’Afrique de présenter le niveau appréciable
atteint par la pratique du football. Ce continent a brillé mieux que lors
des éditions passées. En effet, les cinq représentants africains ont eu
des fortunes diverses avec des victoires héroïques et historiques. On se
rappelle de la fabuleuse et victorieuse rencontre du Cameroun face au
Brésil. Un match qui fera date dans l’histoire du football africain et sur
le marbre du sport Camerounais. De même, la performance
exceptionnelle de la Tunisie face à la France. Le Ghana a pour sa part
émerveillé les techniciens par un jeu limpide et posé. Néanmoins et
avec un pincement au cœur, ces trois équipes (Cameroun, Ghana et
Tunisie) ont achevé leur parcours après les trois premiers matchs.
L’Afrique a réussi l’exploit de fournir deux sélections qualifiées en
huitième de finale (Sénégal et Maroc). Elle a par ailleurs confirmé sa
bonne place au niveau mondial à travers la prouesse des Lions de
l’Atlas du Maroc qui ont bravé les quarts de finale, atteignant ainsi le
dernier carré du Mondial, en écartant un des meilleurs, le Portugal.
La rencontre avec la France a mis un terme au parcours presque sans
faute du Royaume Chérifien qui détient la meilleure défense en
encaissant qu’un seul but jusqu’à ce match.
La finale de la Coupe du monde était presque au bout des godasses et
à sa portée à travers le Maroc ; Ce qui est une première pour le football
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africain. Sans tambours ni trompète, cette équipe a réussi son parcours
mondial et hissé l’Afrique à la quatrième place.
3-Encore de regret !
L’Afrique a combattu au Qatar avec ses armes et obtenu les résultats mi-
figue mi-raisin. Techniquement, il y a de la matière mais sur le plan du
travail collectif, de la stratégie et de la tactique collective, les encadreurs
ont péché. Des remplacements peu opportuns ont eu lieu. La peur a
brisé certains élans et l’euphorie détourné la concentration. Les
sélections ont en majorité porté ce péché mignon d’autosatisfaction alors
qu’avec plus de modestie et de travail, le Maroc a inquiété les grands
favoris. La déception des uns est compensée par la prouesse des autres.
En fin de compte, l’Afrique s’en sort avec un bon classement FIFA qu’il
aurait pu encore mieux améliorer. Quelle perspective pour ce foot aussi
séduisant !